Barouh’ Hachem, nous avons l’immense plaisir de vous offrir le 200ème numéro du Oneg Chabat – feuillet réservé au seul sujet du Chabat. De toute évidence la richesse de Chabat est telle que son univers et son message nécessitent encore et encore d’être rappelés et diffusés. On ne parlera jamais assez du Chabat. Chabat est à l’infini ! D’IEU nous a ordonné de faire Chabat une fois par semaine, dans une vie de soixante-dix-ans c’est plus de 3600 Chabat ! On a de quoi découvrir durant cette période. Chabat occupe une place majeure dans notre vie. Chabat donne un sens majeur à toute notre vie. Continuons ensemble ce voyage aventurier dans la plus grande mitsva de la Tora pour la savourer la plus finement possible et ainsi bénéficier de tout son parfum et de ses multiples bénédictions qu’elle contient. Cette mitsva nous défini en tant que peuple d’Israël et nous distingue des nations. Elle n’est pas une mitsva individuelle elle se joue collectivement. Vos dons si précieux nous permettront de continuer notre entreprise Chabatique afin d’encourager tout un chacun à faire et à améliorer son Chabat. Je souhaite que les paroles des Maîtres citées dans notre cher feuiller Oneg Chabat permet aux lecteurs et lectrices de vivre Chabat dans une dimension digne de Chabat afin de vivre Chabat dans son vrai délice.

Chabat – le sommet, par le Gaon Rav Moché Chmouel Shapira ztsal

Rapporté dans Yoma Dénichmata de Rav Yissah’ar Weisberg page 387

Le peuple d’Israël atteint le sommet de la perfection par le Chabat, il n’y a pas comme le Chabat pour se retrouver aussi proche de D’IEU qui nous a offert le Chabat avec amour et agrément. Tout ce que l’homme peut obtenir et toutes les bénédictions qui lui adviennent trouvent leur source dans le commandement du Chabat. Les niveaux les plus élevés auxquels l’homme est à même d’accéder ne peuvent passer qu’à travers le commandement du Chabat. Ces niveaux ne sont pas réservés qu’à une élite, ce ne sont pas que les Tsadikim qui sont à même de monter si haut, c’est l’exercice que chaque juif, chacun du niveau où il se trouve y arrivera. C’est la faculté (ségoula) même du Chabat de permettre à chacun du niveau où il se trouve de monter encore plus haut. La Tora l’annonce clairement « gardez mes Chabat, elle est un signe entre Moi et vous afin de savoir que Je suis D’IEU qui vous sanctifie » (Chémot 31-13). Ce commandement s’adresse à tous les juifs, même aux plus simples. On doit et peut ressentir la sainteté divine qui nous est transmise à travers le Chabat. (N’attend pas d’être un grand pour grandir, emprunte le sentier de la grandeur et tu grandiras ! Chabat sort l’homme de sa petitesse, de sa vision réduite qu’il a du monde et de lui-même…)

Le délice de Chabat

A propos du Chabat la Tora emploie deux verbes : ‘’zah’or’’ et ‘’chamor’’. Le terme zah’or nous indique ce que nous devons faire pour Chabat : réciter le kidouch le vendredi soir sur une coupe de vin. Chamor nous enjoint à garder le Chabat c’est-à-dire de rester passif et de ne pas le transgresser. On peut s’interroger sur la formule du verset (Chémot 31-16) « gardez- vous de faire Chabat », si le verbe ‘’garder’’ c’est ne pas faire ce qu’il ne faut pas faire comment comprendre ‘’garder de faire’’. Le Keren Lédavid explique : faire Chabat c’est faire rentrer Chabat le plus tôt possible ce qu’on appelle ‘’tossefet chabat’’. Selon Targoum Yonathan il faut comprendre le verset dans le sens où nous devons préparer des mets délicieux pour Chabat ‘’tafnouké chabéta’’. Le Ahavat Yonathan explique : bien que la notion de délice du Chabat ‘’oneg chabat’’ à été instaurée par le prophète Yéchaya (58-13) les Sages ont cherché une allusion dans la Tora. On peut encore insister sur la question, que veut dire ‘’’gardez de faire chabat’’ ? Rav Ménaché Israël Reizman (Naé Dorech Chémot page 544) rapporte au nom du Vétsiva Hacohen la réflexion suivante : on raconte à propos du Maharil qu’il ne mangeait jamais de poisson les jours de semaine, il gardait ce délice pour le Chabat. C’est ainsi qu’il faut lire notre verset : gardez vous en semaine de ne pas consommer les délices du Chabat afin que vous puissiez faire Chabat dans toute sa dimension délicieuse !

Séouda Chélichit

Le Tour écrit « l’homme fera attention de réaliser le troisième repas de Chabat ». Pourquoi nous demande-t-il de faire attention à la Séouda Chélichit ? Le H’ida répond : tous les jours de la semaine nous prenons également des repas, Chabat se distingue particulièrement par son troisième repas. Celui qui fait séouda chélichit prouve que même le repas de vendredi soir et celui de Chabat midi ont été pris pour l’honneur du Chabat, par contre celui qui ne fait pas séouda chélichit ne montre pas que les deux premiers repas il les a faits en l’honneur du Chabat puisqu’en semaine aussi on prend des repas le soir et le midi. C’est la raison pour laquelle le Tour nous demande de faire attention à séouda chélichit, en la réalisant on prouve que tous les repas ont marqué l’honneur du Chabat ! Il aura donc un salaire sur les trois repas ! Selon les enseignements de la Kabala séouda chélichit a un sens incommensurable effectivement Rabi Chimon Bar Yoh’aî se réjouissait de ne jamais avoir manqué la séouda chélichit. La réalisation de ce repas délivre une bénédiction particulière à tous les repas de la semaine (la sainteté du Chabat s’étend même dans les jours de la semaine). Selon le Chabat Malkéta c’est bel et bien la séouda chélichit qui élargit le pouvoir du chabat à tous les jours de la semaine. Comme l’explique Rav Pinkous zal (Nefech Chimchon) au moment de la séouda chélichit nous nous approchons de la fin de Chabat, et pour que l’élévation du Chabat ne s’éteigne pas au moment de sa sortie on se délecte encore d’un repas pour garder cette élévation acquise durant le Chabat. Le repas de Chabat matin s’appelle ‘’le Chabat du don de la Tora’’ alors que séouda chélichit s’appelle ‘’le Chabat des temps futurs’’. Quel est le sens ? Après le don de la Tora les enfants d’Israël ont commis la faute du veau d’or, après être montés très haut ils sont descendus très bas, mais dans les temps futurs la faute du veau d’or sera totalement corrigée. C’est cela séouda chélichit faire de l’ordre dans sa vie, de prendre la sainteté du Chabat et de réfléchir au sens qu’on doit donner à notre vie. C’est la beauté de la sainteté du Chabat.

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