Diffusé ‘’pour la Gloire d’Hakadoch Barouh’ Hou’’ – par LA YECHIVA ‘’Torat H’aïm Cej’’, Nice

בס״ד

Lekha Dodi

796 Parachat Vayéra

« Suivons l’exemple de notre Père » – Par Rav Moché Mergui, Roch Hayéchiva

La Torah dit (Parachat VAYERA 18-17 et 18) : « Hachem dit : ‘Vais-Je cacher à Avraham ce que Je fais? Or Abraham va devenir une grande et puissante nation, et tous les peuples de la terre se béniront par lui’ ».

Pourquoi Hachem tient-Il à informer Avraham Avinou de ses projets, en particulier la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe ? La Torah nous donne l’explication au verset 19, où Hachem dit en parlant d’Avraham : « Car Je l’aime, parce qu’il ordonne à ses enfants et à sa maison après lui d’observer la voie de Hachem et d’accomplir la Tsédaka » [la charité et la justice] ».

L’amour d’Hachem pour Avraham repose sur le fait que le premier des Patriarches transmet à sa descendance, par son exemple, les éminentes qualités humaines que sont la générosité [le H’essed], en particulier le fait d’accueillir des étrangers pour les rapprocher d’Hachem. Avraham Avinou prie pour l’humanité qui est créée à l’image d’Hachem. Mais les habitants de Sodome et Gomorrhe sont méchants et pervers : ils méritent la mort.

Avraham Avinou se permet de solliciter avec insistance la Tolérance divine en disant : peut-être y a-t-il cinquante Justes dans la ville? Avraham Avinou fait alors référence à des Justes qui, au sein

de la ville, peuvent influencer leur entourage par leur comportement vertueux.
Avraham Avinou pense à son neveu Lot qui, au risque de sa vie, offre l’hospitalité à deux étrangers au sein de la ville de Sodome. Mais voici que les habitants, déchaînés, ordonnent à Lot de leur livrer les deux hommes, pour commettre sur eux des violences sexuelles : ce comportement atroce signe leur condamnation.

Avraham Avinou nous laisse un héritage puissant : celui d’exploiter les événements de la vie afin d’en tirer des conclusions d’Amour pour autrui.

Les Midot Tovot que sont : la bonté, la volonté généreuse, d’être toujours l’avocat de défense, de condamner le mal et non le méchant sont indispensables pour observer la Voie d’Hachem, le Dérékh Hachem.

Suivons l’exemple de NOTRE PERE AVRAHAM AVINOU pour nous rapprocher et rapprocher l’homme de NOTRE PERE CELESTE.

Lekha Dodi dédié à la mémoire de Monsieur Binyamin ben Massoud

Cette semaine était la Hiloula d’un Maître qui a marqué notre génération dans sa clairvoyance,

son Emet, sa surpuissance de guider tout le peuple d’Israël – Rav Chah’ ztsal,

décédé le 16 H’echvan 5762 (2 novembre 2001),

voici un de ses Dvar Tora !

Tiré de l’introduction de Avi Ezri.

Béni soi le Créateur, Loué soit-Il d’avoir donné la Tora au peuple d’Israël, les Lois de la Vie, elle guide et enseigne à l’homme toute sa vie. Sans l’aide de D’IEU pour apprendre le chemin de la vie, nous serions tel un aveugle dans l’obscurité qui ne voit rien, et que les autres aussi ne peuvent pas voir pour lui montrer le droit chemin. D’IEU Créateur sait ce qu’il faut rapprocher et ce qu’il faut éloigner. Retourne la Tora dans tous les sens parce qu’elle contient tout, tout se trouve dans la Tora. Le Gaon de Vilna écrit : « tout ce qu’il y a, tout ce qui est et tout ce qu’il y ara est inclus dans la Tora depuis Béréchit (le premier mot de la Tora) jusqu’à Lééné Kol Israël (derniers mots de la Tora). Ne crois pas que la Tora ne contient que les règles de l’histoire, mais elle renferme

toutes choses dans leur moindre
détail de chaque espèce et de
chaque être humain – tout ce qui
lui arrivera depuis le jour de sa
naissance jusqu’au dernier jour de
sa vie… Le premier verset de la
Tora composé de sept mots
renferme l’histoire des sept mille années du monde ». C’est incroyable, nous n’avons aucune perception de ce qui est dit là, mais la Tora de D’IEU Vivant dans toute sa vérité. Chacun a une part dans la Tora pour la comprendre et de découvrir jusqu’où son cerveau lui permet. Cela s’inscrit dans les bienfaits que D’IEU a offert à ses créatures – de leur enseigner le chemin de la vie. Elle n’est pas dans le ciel, elle n’est pas de l’autre côté de la mer, mais elle est dans ta bouche et dans ton cœur de réfléchir et de pratiquer, selon ce que nous avons reçu de nos Maîtres et leur tradition de génération en génération.

Les Pirké Avot ouvrent en ces mots « Moché a reçu la Tora depuis le Sinaï, il l’a transmise à Yéochouâ, qui, à son tour, l’a transmise aux Anciens, les Anciens aux Prophètes, et eux aux Hommes de la Grande Assemblée ». Tous s’interrogent : pourquoi à propos de Moché il est dit qu’il a reçu

et après on parle de transmission de la Tora ? En voici l’explication : en réalité nous n’avons par nous-même aucune possibilité d’accéder à la Tora ; ce n’est que par la transmission du Maître à son élève, et ainsi de suite l’élève (devient Rav) et l’a transmet à son élève, sans ne rien ajouter à la Tora (changer ou modifier quoi que ce soit). C’est le sens de ce que nous enseignent les Sages « si le Rav ressemble à un Ange consulte le pour apprendre la Tora de sa bouche », dans ce cas tu es assuré de la bonne transmission de la Tora, elle est précise et correcte sans aucune déviation. Moché est lui seul et unique homme d’avoir reçu la Tora de la bouche de D’IEU, ensuite c’est une Tora de transmission, et seul par cette transmission on

peut savoir et tout comprendre, comme le dit le Gaon de Vilna. Par notre cerveau nous n’avons aucun accès à la Tora, pour nous l’étude et la pratique des commandements de la Tora ne peut se faire autrement que par ce que nous avons reçu de nos

Maîtres. C’est l’enjeu des versets de la Tora qui nous enjoignent à enseigner et raconter à nos enfants, cela s’inscrit dans le devoir de la transmission pour les générations futures ; comprends bien cela c’est assuré le maintien de la Tora…

On comprend désormais l’obligation qui incombe à l’homme d’étudier la Tora, ceci est le fondement sur lequel repose tous les commandements de la Tora. L’ignorant ne peut craindre D’IEU. L’ignorant ne sait même pas quand poser une question au Rav. L’ignorant considère ce qui est une faute comme si c’était quelque chose de bien à faire. Il considère bien ce qui est mal, et vice versa. Chacun s’efforcera de ne jamais quitter le Bet Hamidrach, ne serait-ce qu’un court instant. Nous avons le devoir d’étudier et d’apprendre la Tora aux autres, ce devoir surpasse d’enseigner les autres commandements aux gens !

La Force et

la Nécessité

de la Prière

La Tora nous raconte que Avimeleh’ est tombé malade suite à la prise d’otage de Sara. Alors D’IEU dit à Avimeleh’ de s’adresser à Avraham pour qu’il prie en sa faveur (20-7). A ce propos le Gaon Rav Avigdor Miller zal (Or Olam volume 10 page 3) propose la réflexion suivante : le peuple d’Israël est le chéri de D’IEU, chaque juif peut s’adresser directement à D’IEU et prier, par contre les nations ont besoin d’un intermédiaire pour s’adresser à D’IEU. Avimeleh’ a compris son erreur et se repent, cependant il ne peut obtenir l’expiation totale et la guérison uniquement en demandant à Avraham de prier pour lui ! Chaque nation qui veut obtenir quelque chose de D’IEU se doit de passer par Israël ! Pourquoi ? D’IEU veut que les nations comprennent qu’elles ne peuvent pas ignorer Israël et trouver grâce aux yeux de D’IEU.

Les messages contenus dans cette réflexion sont immenses. Tout le monde sans exception peut obtenir ce qu’il veut de la part de D’IEU. Lorsqu’on dit de d’IEU qu’IL est ‘’éloké israël’’ le D’IEU d’Israël cela ne veut pas dire qu’IL n’est pas le D’IEU des autres nations, mais cela veut dire que tous peuvent accéder au divin par différents chemins. Pour Israël c’est du direct, pour les

nations elles se doivent de passer par Israël.
Pourquoi ? J’aurais pu penser que c’est pour mettre D’IEYU en avant, dans le sens où seul Israël peut comprendre quelque chose du divin. Le Rav zal nous surprend lorsqu’il affirme que les nations ont besoin de ce Israël et elles se doivent de reconnaître Israël !

Mais attention !, le discours n’est pas uniquement orienté vers les nations, ne tombons pas dans l’orgueil chronique d’Israël de se penser supérieur aux nations. Si les nations ont besoin de nous c’est que nous avons une

mission universelle. Notre prière doit marcher même pour les nations. Cela implique qu’on se doive de prier pour les nations ! Mais que faire lorsque nous ne prions même pas pour nous ?! Israël détient un pouvoir immense, que D’IEU nous a offert : la force de la prière. Cette force veut qu’elle a un effet universel. On ne prie pas que pour nous. On a le devoir d’inscrire les nations dans le programme de nos prières. Si les nations avaient compris cela elles nous paieraient pour qu’on prie pour elles ! Mais si elles ne le comprennent pas c’est que nous ne l’avons pas assez intégré. Les synagogues vides prouvent le peu d’intérêt

qu’on porte aux prières ! En cette période de pandémie l’état devrait payer dix personnes pour qu’elles prient 24h/24h, le monde irait beaucoup mieux. Comme l’a répété mainte fois le Grand Rabi H’aïm Kanievsky chalita : « ne fermez pas les synagogues cela ne va qu’empirer la situation ». Mais si les synagogues sont fermées à qui incombe la faute ?! Certes il faut respecter la oi de l’état mais cela ne veut que dore qu’on doive se renforcer immensément à prier pour TOUT LE MONDE. Ne nous enfermons pas dans nos prières. Ne soyons pas égoïstes dans nos prières. N’attendons pas le pire pour prier. Pourquoi on ne lit le Téhilim que pour les morts ? Pourquoi on vient écouter un kadich que pour les morts ? C’est quoi cette religion du mort. Empressons nous de remplir abondement nos synagogues, et si le confinement ne nous l’autorise pas emportons un livre de prières ou de Téhilim là où on va et arrachons les prières, pour nous, pour les peuples, tous on en absolument besoin. Prions sans cesse. Inspirons nous de notre Père Avraham qui priait en toute circonstance et même pour les impies de la cité de Sédom ! C’est ça la force de la prière – prier pour tous. Tout le monde est en attente de nos prières. ‘’Même’’ D’IEU attend que nous prions. Arrêtons de bâcler nos prières, notre birkat hamazon et toutes les bénédictions que nous devons réciter.

LA YECHIVA

Suite au ligotage de Yitsh’ak, la Tora nous raconte que Avraham alla rejoindre les jeunes- hommes qui l’attendaient au pied du mont Moriya (22-19). Le Gaon Rav Ben Tsion Moutsapi chalita (Dorech Tsion) s’interroge de savoir qu’en est-il de Yitsh’ak ? Où est-il passé ? Yonathan Ben Ouziel écrit quelque chose de sublime : un ange est venu et a conduit Yitsh’ak à la Yéchiva de Chem (le fils de Noah’) !

il y a tellement d’idées extraordinaires et fondamentales dans ce commentaire. Lorsque tu reviens d’un évènement aussi grandiose, lorsque tu vis quelque chose d’extraordinaire dans ta vie, fonce à la Yéchiva !!!
D’IEU t’a fait vivre une situation imposante, IL s’est immensément dévoilé à toi, cours à la Yéchiva, poursuis l’aventure de la découverte de D’IEU. Et qui sait qu’il ne manque pas d’évènements sublimes où D’IEU se dévoile à l’homme. La reconnaissance à tous les bienfaits que D’IEU nous offre, ne se trouve autre qu’à courir vers la Yéchiva !

Le H’essed

Notre paracha ouvre par la visite que D’IEU rend à Avraham, Rachi explique ‘’pour visiter le malade’’. C’est incroyable, lorsqu’une personne est malade elle reçoit la présence divine. Souvent les gens malades se sentent abandonner de D’IEU… D’IEU n’abandonne personne ! Au traité Nédarim 39B le Talmud cite Abayé qui affirme « même le grand doit aller rendre visite au petit ». Rav Chilo Ben David (Haparacha Hamah’kima note 212) explique : même si l’autre est d’un niveau inférieur à ce que tu es, tu as le devoir d’aller l’aider. Bien souvent pour ce qui est du H’essed qu’on peut apporter à l’autre on s’en décharge en ne voyant pas quelque chose de noble selon notre niveau. C’est bien quelque chose à corriger, l’autre a besoin de toi vas l’aider, que tu sois supérieur à lui ne te libère pas du devoir que tu as envers lui. Le H’essed est en soi noble, aider l’autre n’a rien de dégradant… Lorsqu’un élève est venu se plaindre à son maître que sa femme lui demande de jeter la poubelle, il s’exclama que ce n’était pas de son honneur que d’aller le faire. Le Rav lui dit : tu as raison ce n’est pas de ton honneur. Quelle surprise mis l’élève mal à l’aise lorsqu’il vit à sa porte son Rav venir chercher sa poubelle.

Horaires Chabat Kodech Nice

5781/2020

vendredi 19 h’echvan- 6 nov entrée de Chabat 16h55 *pour les Séfaradim réciter la bénédiction de l’allumage AVANT d’allumer*
samedi 20 h’echvan-7 nov réciter le chémâ avant 9h14 sortie de Chabat 17h58 Rabénou Tam 18h13

Avec l’aide de D’IEU, ses nombreux bienfaits et miracles nous atteignons bientôt le 800ème numéro du Lekha Dodi si cela vous intéresse envoyez vos témoignages à daatora@yahoo.fr
et un don de
80 ou 800 euro !
à Cej Lekha Dodi
31 avenue henri barbusse 06100 Nice
et recevez toutes les bénédictions liées à la diffusion et l’encouragement de la Tora

Lekha Dodi dédié
aux victimes des différences !!!

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