« Apprendre à voir l’autre! » par Rav Moché Mergui

La TORAH dit : (PARACHAT BO 10-21) : « HACHEM dit à MOSHE : ‘Etends ta main vers le ciel et qu’il y ait des ténèbres sur le pays d’Egypte et que les ténèbres soient épaisses. Aucun homme ne put voir son frère et personne ne put se lever de sa place pendant 3 jours, mais pour les enfants d’Israël il y avait de la lumière dans leurs demeures ».

RACHI s’interroge : pourquoi HAKKADOSH BAROUKH’ HOU a-t-il frappé les Egyptiens de la plaie des ténèbres ? Cette plaie semblait a priori limitée, comparée aux précédentes qui étaient agressives. RACHI propose à ce sujet deux explications : a) les Egyptiens, plongés dans l’obscurité, ne pouvaient ni voir, ni se déplacer, afin qu’ils ne puissent observer les HEBREUX enterrant ceux des BENE ISRAËL qui ne méritaient pas de sortir d’Egypte. b) pendant cette période d’obscurité profonde, les HEBREUX ont pu rentrer dans les maisons des Egyptiens, constater quels étaient leurs biens mobiliers. Ainsi, au moment du départ des BENE ISRAËL, les Egyptiens devaient leur céder des richesses précisément déterminées, afin que la Parole divine soit mise en œuvre.

Il existe un autre enseignement qui doit retenir notre attention : il s’agit d’APPRENDRE A REGARDER L’AUTRE. Le peuple de pharaon n’avait aucune considération pour les HEBREUX, comme c’est le cas de la part des tous les ennemis d’ISRAËL dans tous les temps. Ces Egyptiens n’avaient aucun comportement humain, et ils sont allés effectivement jusqu’à ordonner de jeter cruellement les nourrissons d’ISRAËL dans le Nil.

Penser à soi-même égoïstement, c’est vivre dans l’obscurité. Dans le pays de pharaon, celui qui ne voyait pas l’autre se trouvait lui-même dans une obscurité totale, et il ne méritait pas de sortir d’Egypte. Ainsi, ceux qui, parmi les HEBREUX étaient plongés dans l’obscurité ET dans l’égoïsme ne méritaient pas de sortir d’Egypte. Bénéficier de la Vraie Lumière repose sur l’acceptation de voir l’autre, d’acquérir la sensibilité liée à l’existence de l’autre, de son épouse, de ses enfants, de ses amis. Voilà la grande richesse que les BENE ISRAËL ont emportée de l’Egypte.

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