« la Vision de Yaakov Avinou » – par Rav Moché MerguiRochHayéchiva

 La   TORAH  dit   (Parachat   MIKETS  42-1   et 2) : « Yaacov vit qu’il y avait du blé [Chever] en Egypte. Il dit à ses fils : ‘Pourquoi vous entre- regarder ?’ Et il ajouta : ‘Voici, j’ai entendu qu’il y a des provisions en Egypte, descendez-y et achetez pour nous, afin que nous vivions ».

La Torah emploie le verbe voir dans la phrase :

« Yaacov a vu ». A-t-il vu ou bien entendu ? Ses fils n’ont-ils pas aussi entendu que du blé était vendu en Egypte ?

Après 22 ans de séparation avec son fils préféré Yossef, Yaacov Avinou a reçu une Inspiration divine. Elle l’informait qu’il y a un espoir pour lui de retrouver Yossef, le fils de Rah’el en Egypte.

En effet le mot Cheverest composé de 3 lettres : CHIN-BETH-RECH, acrostiche de 3 mots : CHIN : première du mot CHAM [là-bas] ; BETH : première lettre du mot BEN [Fils] ; RECH : première lettre du nom Rah’el Imenou ? Les 3 mots se résument ainsi : le fils de Rah’el se trouve là-bas en Egypte. Précisons que le mot Chever en hébreu possède 4 sens : blé, achat, cassure et espoir.

A l’origine, c’est le rêve des gerbes de blé se prosternant devant la gerbe de Yossef qui provoque la cassure de la fraternité. Et c’est par

l’achat du blé en Egypte que les frères se réuniront.

Yaacov Avinou, inspiré par la Vision emplie d’espoir de revoir son fils Yossef sain et sauf, exhorte ses autres fils à ne pas craindre de

« descendre », c’est-à-dire de quitter, au sens figuré, leur fausse opinion sur Yossef en cassant leur faux jugement sur leur frère Yossef.

En obéissant à l’ordre paternel inspiré de la Vision divine de leur père, les dix frères de Yossef descendent en Egypte, animés par le sentiment de regret. A leur tour, ils sont à la recherche de Yossef. Ils rentrent en Egypte par dix portes, ils sont désormais prêts à se prosterner devant lui et se réconcilier.

Yaacov Avinou a su transmettre à ses fils, avec sagesse et amour, l’espoir de retrouver Yossef après 22 ans d’incompréhension concernant la manière dont ils ont agi.

Pour cela, il leur fallait « descendre » de leurs préjugés, c’est-à-dire « se casser » eux-mêmes pour rétablir la fraternité.

Oui, dans la vie, il faut avoir le courage de se

« casser », au sens de s’effacer pour vivre dans le CHALOM !

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